« Celui qui n’a pas gravi la Grande Muraille n’est pas un brave »
25 mai, 2008Sur cette réflection populaire chinoise, et étant d’une bravoure à toute épreuve, c’est donc avec panache que je relevais le défi pour prouver ma « bravitude » .
A vrai dire, il n’existe pas qu’une seule muraille en Chine, mais une multitude… en réalité, on distingue deux grandes périodes, et deux types de construction.
- l’une précédant l’unification de la dynastie Qin, où les divers états et royaumes qui divisaient la Chine érigent des murs de terre à leurs frontières ;
- l’autre commençant lors de l’unification de la dynastie Qin, où l’empereur débute la construction d’un grand mur de « dix mille lieues de long » à la frontière nord. C’est celle que je vais visiter, et aussi la plus facile à trouver là ou je suis.
Pour « l’étranger blanc » que je suis, la démarche la plus classique pour aller sur la grande muraille et de me rendre vers la partie pékinoise. Badaling. Un dicton y dit que l’on doit être bien habillé lorsque l’on va là-bas car on rencontre toujours quelqu’un que l’on connais…
Fuyant ce genre de lieu ou le tourisme de masse et « guides touristique portes drapeaux fluos » sont de mise, je m’intéresse à une partie plus « traditionnelle » et plus « authentique ».
C’est ainsi que j’ai découvert Huan Ya Guan (dans les montagnes au Nord de la région de Tianjin, vers la province de HeBei). Certes, cela reste un site touristique, mais un site touristique connu principalement par les chinois. Ainsi, de toute ma journée, je n’aurais croisé que des Chinois. Le site n’est pas très fréquenté par rapport à ce que j’ai pu voir à Pékin par exemple.L’ambiance y est aussi très bonne et familiale. J’ai reçu ainsi une bonne cinquantaine de « Hello!! » dans la journée et autant de (en chinois bien sur!!) « ce n’est pas trop dur? » ou « ça va, pas trop fatigué? ».
Il est important de noter que ici, tous est « remis à neuf ». Par là, je veux dire que marcher sur un mur qui a par endroit plus de 3000 ans peux être déconcertant quant on voit l’état impeccable de l’édifice. Qu’on ne se voile pas la face, tous à été refais à neuf et « à l’identique » dans les années 80…(très secret cette réfection d’ailleurs…). Certes, il existe encore des endroits authentiques, mais ces derniers vont du simple monticule de terre au tas de pierre ou ruines informes…
Huan Ya Guan est en deux parties. Le départ de la première partie commence sur parc d’attraction (où attrape touristes tout cours) typiquement chinois, puis l’escalade laborieuse de marche de 75 Cm commence!!….
une fois la première étape passé, passage par le bus ultra kitch genre « Africa’s safari with lions & tigers » direction la deuxième partie… Sans ceintures et à 50Km/h dans les virages de montagne, frissons garantis!!…
La deuxième partie est encore plus calme et plus authentique…loin de toute agitations touristiques et vendeurs d’attrape-poussières.
Bon, je ne pouvais terminer sur un brin de connerie…Promis, la prochaine que je fais du taekwondo hors de mon club, c’est contre un moine ShaoLin…















































































































